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Que vivent les volontaires à l’heure de leur départ? Part 3

Que vivent les volontaires à l’heure de leur départ? Voici la question que nous sommes allé poser à 3 volontaires: le premier 2 jours avant qu’il parte, le second étant sur son lieu de mission depuis quelques mois et la troisième ayant terminé sa mission depuis plus d’1 an. Après avoir recueilli le témoignage d’Étienne (parti en septembre de cette année en Ouganda), ainsi que celui de Clément, volontaire au Paraguay, nous avons recueilli le témoignage de Claire, en France depuis 2013 après avoir passé 1 an en Algérie :Claire, volontaire Alger

– Comment te sentais-tu à 2 jours du départ?    
Impatiente, très impatiente ! Cela faisait onze mois que je pensais à un tel départ et m’y préparais. Je me sentais comme au seuil d’une ascension en montagne : bien équipée, prête, en même temps consciente qu’il y aura des passages escarpés, raides, quelques crevasses peut-être, et aussi des moments de félicités, de contemplation, et qu’en haut ce sera encore plus beau qu’imaginé, et qu’il faudra redescendre, rentrer. Cela fait aussi parti du départ en volontariat.

– Qu’est ce qui te motivait le plus à 2 jours du départ?     
C’est assurément le champ des possibles qui s’ouvrait : la nouveauté, la différence, les rencontres promises, les surprises à venir. M’immerger dans une culture, une association, une Église, dont je ne connaissais ni les protagonistes, ni les manières de faire, d’être, de se rapporter les uns aux autres,… m’enthousiasmait vraiment.

Claire Volontaire Alger 2– Qu’est-ce que tu appréhendais le plus à 2 jours du départ?   
Je venais de rassembler des amis combinant deux bonnes raisons de faire la fête : ce départ en Algérie et mon anniversaire ! Alors oui vraiment, je crois pouvoir dire que ce que je craignais le plus était la séparation d’avec mes proches, particulièrement les amis du quotidien, ceux dont je savais m’éloigner géographiquement mais aussi mentalement par la force des choses : une réalité de vie trop différente et également méconnue par ceux que je laissais.

 

– Comment cette motivation et cette appréhension ont évolué depuis ton départ et quel regard portes-tu sur le départ maintenant que tu es rentrée?
Cette appréhension de l’éloignement est tombée avec les nouveaux amis du quotidien, avec les nouvelles reçues d’outre Méditerranée, avec les premières amies françaises en visite pour Noël.

La motivation de l’ouverture quant à elle est celle qui dure le plus intensément tout au long du volontariat me semble-t-il. Particulièrement en Algérie, pays grand comme cinq fois la France que j’ai eu la chance d’arpenter. Malgré un peu de fatigue parfois d’être sans cesse exposée à l’autre si différent, j’étais surtout terriblement nourrie par ces rencontres, cette diversité des relations. A cette motivation s’ajoutait naturellement celle de contribuer à une œuvre qui me dépasse. C’était une motivation, mais je dirais plutôt que cela a été une joie. L’association dans laquelle j’étais, le Ciara, existe depuis dix ans, soit bien avant mon passage, existe encore après mon départ, et existera encore longtemps, je l’espère. J’y ai apporté ce que je savais faire – un peu – ce que je savais être – un peu aussi – mais également mes questions, mon étonnement. Et c’est dans ce travail ensemble, cette recherche ensemble que j’ai trouvé beaucoup de joie.

Alors, le départ quand on est rentré? On voudrait bien recommencer ! Se remettre dans les traces d’Abraham, et entendre encore et toujours une promesse de Vie dans cette Parole : «  Pars vers le pays que je t’indiquerai ». (Gen 12,1)                                                                                                                                                          Claire

Retrouvez le témoignage de Claire durant son volontariat.
Pour lire 1er témoignage de cette série (Étienne) : ici
Pour lire 2nd témoignage de cette série (Clément) : ici

 

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